Aller au contenu

Lanceur de dés en ligne

Lancez jusqu’à dix dés de 4 à 100 faces, avec un modificateur positif ou négatif. Le détail de chaque dé, le total et l’historique des jets s’affichent : de quoi jouer sans chercher ses dés.

Bonus ou malus ajouté au total.

    Lire la notation 2d6+3

    La notation des dés est universelle dans les jeux : le premier nombre indique combien de dés on lance, la lettre d signifie « dé », le second nombre donne le nombre de faces, et ce qui suit est un modificateur ajouté au total. 2d6+3 se lit donc : lancer deux dés à six faces, additionner les résultats, ajouter 3. Le total va de 5 à 15.

    Un modificateur s’applique au total, pas à chaque dé : 3d6+2 donne entre 5 et 20, et non entre 9 et 24. C’est la confusion la plus fréquente à la table. L’outil affiche le détail de chaque dé puis le total, ce qui lève toute ambiguïté.

    Moyenne et étendue de chaque dé

    La moyenne d’un dé à f faces vaut (f + 1) ÷ 2 : 3,5 pour un d6, 10,5 pour un d20. Pour n dés, multipliez par n. Ces repères servent à équilibrer un jeu ou à estimer des dégâts sans tout simuler.

    ÉtendueMoyenneUsage courant
    d41 à 42,5Petites armes, dégâts mineurs
    d61 à 63,5Jeux de société, dés classiques
    d81 à 84,5Armes à une main
    d101 à 105,5Systèmes en pourcentage, dizaines
    d121 à 126,5Armes lourdes
    d201 à 2010,5Tests de réussite (D&D et dérivés)
    d1001 à 10050,5Tables aléatoires, pourcentages

    Un dé est plat, deux dés forment une cloche

    Avec un seul dé, toutes les valeurs sont équiprobables : 1/20 pour chaque face d’un d20. C’est pourquoi les jets de réussite utilisent un dé unique : la progression des chances est linéaire et facile à annoncer (« il te faut 14 ou plus » = 35 % de réussite).

    Dès que vous additionnez plusieurs dés, la distribution se resserre autour de la moyenne. Sur 2d6, le 7 sort six fois plus souvent que le 2 : six combinaisons contre une seule. Sur 3d6, les valeurs 10 et 11 concentrent à elles seules plus d’un quart des résultats. Les systèmes de dégâts exploitent cette propriété : 2d6 et 1d12 ont la même moyenne de 7, mais le premier est prévisible et le second très volatil.

    Conséquence concrète pour un créateur de jeu : utilisez un dé unique quand vous voulez du spectaculaire et des coups de théâtre, plusieurs dés quand vous voulez de la régularité.

    Les conventions qui reviennent

    • d100 (ou d%) : à la table, on le simule avec deux d10, l’un donnant les dizaines. Ici, le d100 est tiré directement entre 1 et 100.
    • Avantage et désavantage : lancez 2d20 et gardez le meilleur résultat, ou le pire. L’affichage détaillé des dés permet de le faire d’un coup d’œil.
    • Réussite ou échec critique : un 20 naturel sur un d20 est mis en vert, un 1 en rouge. La mise en valeur fonctionne pour toutes les tailles de dés.
    • Relances : l’historique conserve les vingt derniers jets avec leur notation, ce qui évite les contestations sur « ce qu’on avait lancé avant ».

    Un dé virtuel est-il plus juste qu’un dé réel ?

    Souvent, oui. Les dés du commerce, surtout les dés injectés bon marché, présentent de vrais défauts : bulles d’air, arêtes inégales, creux des chiffres qui allègent une face. Un dé de casino coûte cher précisément parce qu’il est taillé puis équilibré avec soin. Les jets de cet outil proviennent de crypto.getRandomValues(), la source d’aléa cryptographique du système : il n’y a ni biais de fabrication, ni technique de lancer.

    Ce qu’un dé virtuel ne remplace pas, c’est le geste : le bruit des dés sur la table fait partie du plaisir de jeu. Gardez donc vos dés pour la partie du samedi, et utilisez celui-ci quand la boîte est introuvable, en déplacement, ou pour une partie en visioconférence — chacun voyant le même écran partagé, la confiance est immédiate. Tous les jets sont calculés dans votre navigateur et rien n’est transmis : l’historique s’efface au rechargement de la page.

    Questions fréquentes

    Le modificateur s’applique-t-il à chaque dé ?

    Non, il s’ajoute une seule fois au total, conformément à la notation usuelle. 3d6+2 signifie « somme de trois dés à six faces, plus deux », soit un résultat entre 5 et 20. Le détail affiché sous le total indique la somme des dés puis le modificateur séparément.

    Comment lancer avec avantage ?

    Choisissez deux dés à vingt faces, lancez, puis retenez le meilleur des deux résultats affichés — ou le plus faible pour un désavantage. L’outil ne conserve pas le choix à votre place : il montre chaque dé individuellement, ce qui permet d’appliquer n’importe quelle règle de sélection.

    Les dés sont-ils réellement aléatoires ?

    Oui. Chaque valeur est tirée avec crypto.getRandomValues(), en rejetant les tirages qui introduiraient un biais de modulo : les faces sont donc strictement équiprobables. Contrairement à un dé physique, il n’y a ni défaut de fabrication ni technique de lancer susceptible d’influencer le résultat.

    Peut-on lancer plus de dix dés ?

    Pas en un seul jet : au-delà de dix, l’affichage devient illisible et l’intérêt du détail disparaît. Pour de grandes quantités de valeurs — simulation, tirage d’échantillon —, le générateur de nombre aléatoire accepte jusqu’à mille tirages entre deux bornes.

    Ces outils peuvent aussi vous servir

    Tous les outils →