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Générateur d’URL de campagne UTM

Construisez une URL de campagne correctement encodée : utm_source, utm_medium, utm_campaign et les deux paramètres facultatifs, avec un bouton de copie.

La plateforme précise d’où vient le clic.

email, cpc, social, affiliate, referral…

Le mot-clé acheté, en recherche payante.

Pour distinguer deux liens du même message.

Ce que chaque paramètre raconte

Les paramètres UTM — Urchin Tracking Module, du nom de l’outil racheté par Google en 2005 — sont de simples morceaux de texte ajoutés à la fin d’une adresse. Ils ne font rien : ils se contentent d’être lus par l’outil de mesure installé sur la page de destination, qui les recopie dans ses rapports. Leur valeur tient donc entièrement à votre discipline de nommage.

ParamètreLa question à laquelle il répondExemple
utm_sourceQuelle plateforme précise ?newsletter, facebook, google
utm_mediumQuelle famille de canal ?email, social, cpc
utm_campaignQuelle opération ?soldes-ete, lancement-v2
utm_termQuel mot-clé acheté ?chaussures-running
utm_contentQuelle version du lien ?bouton-haut, lien-texte

Un jeu cohérent pour une infolettre de soldes ressemble à ceci : utm_source=newsletter, utm_medium=email, utm_campaign=soldes-ete, et utm_content=bouton-haut sur le premier bouton, lien-bas sur le lien de rappel en fin de message. Vous saurez alors non seulement que la newsletter fonctionne, mais lequel des deux emplacements travaille.

La confusion la plus fréquente porte sur source et medium. facebook est une source, pas un medium : le medium correspondant est social, ou cpc s’il s’agit d’une publicité payante. De même, newsletter est la source et email le canal — l’inverse se rencontre souvent et rend les rapports incomparables entre deux campagnes.

La casse : l’erreur qui fausse tous les totaux

Les valeurs UTM sont sensibles à la casse. Facebook et facebook deviennent deux sources parfaitement distinctes dans vos rapports. Vos 1 200 visites se répartissent alors sur deux lignes de 700 et 500, vos comparaisons mensuelles perdent leur sens, et le problème ne se voit qu’une fois les données collectées — il est alors trop tard, rien ne se renomme rétroactivement.

La même logique vaut pour les variantes d’orthographe : email, e-mail, mail et courriel créent quatre canaux là où il n’y en a qu’un. D’où une règle simple, à écrire une fois et à appliquer toujours : tout en minuscules, tirets pour séparer les mots, vocabulaire figé. L’option « Tout en minuscules » de l’outil l’applique automatiquement.

Même démarche que pour un slug d’URL : on normalise avant de publier, parce qu’on ne corrige pas après.

Encodage et URL déjà paramétrées

Chaque valeur est passée par encodeURIComponent : les accents, les espaces et les caractères réservés sont convertis en séquences % valides. « soldes été » devient soldes-%C3%A9t%C3%A9 si vous gardez l’accent — techniquement correct, mais illisible dans un rapport. Préférez des valeurs sans accent, comme pour un nom de fichier. Si vous avez besoin d’encoder ou de décoder une adresse entière, l’encodeur d’URL s’en charge.

Si votre adresse de destination contient déjà des paramètres, les UTM sont ajoutés avec & et non avec ? : une adresse ne comporte qu’un seul point d’interrogation. Et si elle se termine par une ancre #section, celle-ci est replacée après les paramètres, seule position valide — un fragment placé avant ferait passer tous les UTM pour une partie du nom d’ancre.

Trois erreurs qui coûtent cher

  • Baliser un lien interne. Un UTM sur un lien de votre propre site provoque le démarrage d’une nouvelle session et réattribue la visite à la campagne indiquée. Le visiteur venu de Google devient magiquement un visiteur « newsletter ». Les UTM ne servent qu’aux liens entrants.
  • Oublier la canonique. Chaque variante de paramètres est une URL différente pour un moteur de recherche. Une balise canonical posée avec le générateur de balises meta ramène tout vers la page propre.
  • Balise tout, tout le temps. Un lien UTM est moche, long, et se partage mal : copié puis recollé par un lecteur, il attribue à votre newsletter des visites venues d’ailleurs. Réservez-les aux diffusions que vous contrôlez.

Pour auditer des liens existants, l’extracteur d’URL récupère toutes les adresses d’un message ou d’une page et permet de vérifier d’un coup d’œil leur cohérence. L’URL est assemblée dans votre navigateur : aucune adresse, aucun nom de campagne ne nous parvient.

Questions fréquentes

Les paramètres UTM ralentissent-ils mon référencement ?

Non en soi, mais ils multiplient les adresses indexables pour un même contenu. Le risque est la dispersion : plusieurs versions de la page en concurrence, aucune réellement forte. Une balise canonical correcte sur chaque page suffit à régler le problème.

Peut-on supprimer les UTM de l’adresse après le clic ?

Techniquement oui, par une redirection ou un nettoyage côté navigateur, mais c’est à manier avec précaution : si le nettoyage se produit avant que l’outil de mesure n’ait lu les paramètres, la campagne n’est pas comptée. Dans le doute, laissez l’adresse telle quelle.

Faut-il remplir utm_term et utm_content ?

utm_term n’a d’intérêt qu’en recherche payante, pour le mot-clé acheté ; les régies le renseignent souvent seules. utm_content est en revanche très utile dès que le même message contient deux liens vers la même page : c’est lui qui vous dira lequel a travaillé.

Majuscules ou minuscules ?

Minuscules, toujours. Les valeurs sont sensibles à la casse : Facebook et facebook comptent comme deux sources distinctes, ce qui coupe vos totaux en deux sans prévenir. Aucune correction rétroactive n’est possible sur des données déjà collectées.

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